31 octobre 2008
Un Canadien sur quatre a des problèmes de santé liés à l’environnement
22-08-2007
Où que l’on vive, qu’il s’agisse de la qualité de l’air, de l’eau, de nos
aliments, la dégradation de l’environnement a un impact de plus en plus
important sur notre santé. Si jusqu’à présent, les populations en étaient peu
conscientes, aujourd’hui l’information circule mieux, permettant d’avoir une
meilleure vision de l’ampleur du problème.
Ainsi, au Canada, le traditionnel bulletin annuel de l’association médicale
canadienne (AMC) accorde pour la première fois une large part aux effets de
l’environnement sur la santé. Réalisé à partir d’un sondage mené fin
juin 2007, le bulletin met en avant que 27 % des Canadiens sont ou
ont été, concernés par un problème de santé lié à l’environnement au cours de
l’année passée. Les pathologies les plus récurrentes sont l’asthme et les
allergies qui concernent respectivement 39 % et 23 % des personnes
ayant eu des problèmes.
Les maladies respiratoires sont
majoritairement liées à l'environnement
Pour le Dr Colin McMillan, président de l’AMC, 'La dégradation de
l’environnement entraîne une augmentation du nombre de visites aux urgences,
d’hospitalisations et même de décès prématurés… Il est temps d’agir pour
atténuer et gérer les risques sérieux que pose la dégradation de
l’environnement pour la santé.'
Individuellement les Canadiens semblent très majoritairement conscients des
effets de l’environnement sur la santé. Ils sont ainsi 65 % à avoir pris
des mesures pour se protéger de l’environnement, ne serait-ce, par exemple,
qu’en utilisant de l’écran solaire ou en évitant de s’exposer au soleil. Par
ailleurs, plus de huit Canadiens sur dix (83 %) disent avoir modifié leurs
habitudes de vie pour tenter d’atténuer leur effet sur la dégradation de
l’environnement, le recyclage étant l’action signalée le plus souvent
(41 %).
Concernant les enjeux environnementaux qui les préoccupent le plus, les
Canadiens sondés s’inquiètent, étonnamment en premier, à 87 % des normes
environnementales des autres pays et de leurs effets sur les fruits et les
légumes importés. Néanmoins des sujets comme le changement climatique et son
effet sur la santé, la pollution atmosphérique, l’exposition à la chaleur et au
soleil, l’utilisation d’herbicides et de pesticides, la qualité de l’eau
inquiètent un minimum de 70 % d’individus, démontrant que les Canadiens
ont très majoritairement conscience de l’étendue des risques sanitaires liés à
l’environnement.
Alex Belvoit
30 octobre 2008
ARTE va diffuser un reportage sur la baisse de la fertilité masculine
AU SOMMAIRE DE... - Actu-Environnement.com - 14/10/2008
La chaîne de télévision ARTE
s'apprête à diffuser un documentaire intitulé «Mâle en péril», mettant en cause
l'impact des composés chimiques sur la fertilité masculine.
Le reportage confirme notamment que dans l'ensemble des pays industrialisés et
depuis 50 ans, la production de spermatozoïdes dans l'espèce humaine diminue en
quantité et en qualité.
Dans un même temps, le nombre de cancers du testicule ne cesse de croître dans
les pays occidentaux et le nombre de malformations congénitales de l'appareil
reproducteur masculin augmente également.
Sur le banc des accusés : certaines substances chimiques comme les phtalates,
les pesticides ou encore le Bisphénol-A. Contenues dans tous nos produits du
quotidien (bouteilles en plastique, boîtes de conserve, biberons, cosmétique,
peinture…), ces substances agiraient sur le système endocrinien et
provoqueraient une «féminisation» du monde…
Réalisée par Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, l'enquête sera diffusée sur ARTE
le mardi 25 novembre 2008 à 21 heures.
Le Ministère de l'Ecologie organisera le même jour, un colloque scientifique
européen portant précisément sur ces questions.
Les pesticides affecteraient le développement cérébral
Article publié sur yahoo.
Vendredi 24 octobre, 13h16
De nombreux pesticides utilisés par les agriculteurs européens pourraient affecter le développement cérébral des foetus et des jeunes enfants, selon une étude menée par David Granjean, chercheur à Harvard et à l'université du Sud-Danemark, qui invite Bruxelles à en réduire l'usage.
"La toxicité pour le cerveau ne fait pas partie des tests de routine pour les pesticides. Dans la mesure où beaucoup d'entre eux sont toxiques pour le cerveau des insectes, il est très probable qu'ils le soient également pour le cerveau humain", a déclaré le scientifique, qui a passé en revue près de 200 rapports de recherches sur le sujet.
"Les études expérimentales qui recourent à des modèles complexes suggèrent que les pesticides utilisés actuellement en Europe (...) peuvent s'avérer toxiques pour le développement du système nerveux", écrivent Granjean et deux de ses collègues danois dans le journal Environnemental Health.
"Le cerveau en développement des foetus et des jeunes enfants est beaucoup plus sensible que celui des adultes aux perturbations chimiques", ajoutent-ils, recommandant davantage de tests et de précautions dans la délivrance des autorisations.
Leur étude porte sur les pesticides utilisés dans les 27 Etats membres de l'Union, qui procède actuellement à une réforme de la législation en la matière.
Plus 140.000 tonnes sont déversées chaque année sur les cultures
alimentaires de l'UE,
ce qui représente 280 grammes
Version française Jean-Philippe Lefief
28 octobre 2008
Communiqué de presse diffusion immédiate : Santé, femmes, société
Le 27 Octobre 2008
Mois de Sensibilisation au Cancer du sein : le
besoin de se concentrer sur la prévention et la réduction des facteurs de
risques environnementaux et professionnels
Comme chaque
année en octobre, dans le monde entier, les gens, les autorités
gouvernementales et les institutions essayent de mener des actions de
sensibilisation au cancer du sein. A cette occasion, Women in Europe for a Common
Future (WECF) un réseau-clé de femmes européennes travaillant sur les liens
entre santé et environnement, a écrit à Mme Roselyne Bachelot, Ministre de la
Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative pour lui faire part
de l’urgence d’investir dans les politiques de prévention. Lettre_Cancer_sein_27_10_08_AB
WECF souligne l’existence de données concordantes
et de plus en nombreuses établissant un lien entre exposition à des substances
chimiques présentes dans notre environnement quotidien et l’augmentation du
nombre de cancers du sein.
En Europe (Union Européenne) une femme meurt du
cancer du sein toutes les 6 minutes. Les conséquences de la maladie sont
doubles : outre des effets dévastateurs pour les familles, les budgets
santé européen consacrent environ 6,7 milliards d’euros par an au cancer du
sein.
Et si la prévention du cancer du sein était
possible ?
Pour souligner
les facteurs de risques-clé actuellement négligés, WECF a publié un rapport,
« Le rôle de notre environnement dans le cancer du sein ». Dans ce rapport, WECF fait le constat
suivant :
La réduction de l’exposition professionnelle et
environnementale aux substances cancérigènes et autres substances favorisant le
développement du cancer devient indispensable en matière de prévention.
Le rapport de WECF est téléchargeable en anglais et
néerlandais sur le site de WECF, à l’adresse suivante, et sera bientôt
disponible en français :
http://www.wecf.eu/english/publications/2007/breastcancer_environment.php
24 octobre 2008
Le Développement cérébral et le système reproducteur des enfants européens menacés par des produits chimiques dangereux si le Pa
(24/10/2008)
L’objectif du débat d’experts du 7 octobre organisé par WECF au Parlement européen, était de présenter les données scientifiques les plus récentes sur le lien entre problèmes de santé chez l’enfant et substances chimiques présents dans la nourriture et autres produits, dans le contexte de préparation du vote du Parlement européen sur la révision des trois Directives Pesticides, Denrées alimentaires et Sécurité des Jouets. Lire la suite
20 octobre 2008
Le salon ACCES 2009 se prépare déjà
Des commerçants qui s’entraident
Partenariat : le commerce de proximité rejoint
l’équitable
Le Dauphine Libéré, 20/10/2008.
16 octobre 2008
Cosmétiques bébés sous surveillance
Le Monde, Sept 15, 2008.
Notre environnement serait-il de plus en plus délétère dès la naissance ?
"Le cancer en couche-culotte", "Contaminés dès le biberon", des titres chocs ont relayé, mi-septembre, l'alerte lancée par le Comité pour le développement durable en santé (C2ds) qui dénonce un "cocktail toxique" après avoir analysé la composition des cosmétiques pour bébés.
Cosignées par des chercheurs et des médecins, parmi lesquels André Cicolella, toxicologue, Dominique Belpomme, cancérologue, le professeur Charles Sultan, pédiatre et endocrinologue, les conclusions de l'étude menée par cette association apparaissent anxiogènes pour les mères qui utilisent quotidiennement ces lingettes si pratiques pour nettoyer les fesses de leur bébé et qui les lavent de la tête au pied avec des "fluides nettoyant" ou autres "gels doux corps et cheveux".
Depuis quelques années, les rayons des cosmétiques pour bébés n'ont plus grand-chose à envier à ceux des adultes. Crèmes pour le corps ou le visage, gels lavant, shampooing "relaxant", pommades pour le change, "eaux de senteur", lingettes "sensitive", "soft and care"... tous ces produits affichent de multiples promesses : "protège la peau des bébés", "testé cliniquement", "formulé sous contrôle médical"... Il faut quasiment une loupe pour lire la liste des ingrédients utilisés et, lorsqu'on y parvient, il faut être chimiste pour décrypter des mots tels que phénoxyéthanol, méthylparaben, propylparaben, butylparaben, isobutylparaben, EDTA, etc., dont la présence permet la conservation, la stabilisation et l'absorption du produit. "Bon nombre des substances chimiques utilisées sont des perturbateurs endocriniens", explique M.Cicolella, susceptibles, à terme, "de contribuer à des problèmes de stérilité, de malformation congénitale, de maladies du système nerveux, voire de cancers". Bien que ces différentes substances aient fait l'objet d'évaluations, bien que les doses utilisées soient très faibles, les chercheurs dénoncent la non-prise en compte des effets combinés, c'est-à-dire des coexpositions. "Dans le cas de ces cosmétiques, ce n'est plus la dose qui fait le poison mais la répétition et la durée d'exposition", estime M. Belpomme.
[...] lire la suite sur Le Monde
Sandrine Blanchard
Article paru dans l'édition du 15.10.08.
L'auteur Sandrine Blanchard a écrit plusieurs articles sur des thèmes. Sur le Monde d'ailleurs il y a une discussion en cours sur le Bisphénol des biberons - mais il faut y être abonnés au Monde. Cependant, si vous insérez 'bisphénol - biberon" dans un moteur de recherche vous trouverez plusieurs sites qui en discutent et développent la question.
Et n'oublions pas une personnage très médiatique en la matière:
Arrêtons l'épidémie de cancer, par David Servan-Schreiber
Sur Le Monde du 7 octobre 2008.
WECF s'est installé à Annemasse
Nous sommes installées depuis le mois de juin dans des locaux mis à disposition par la Mairie d’Annemasse en attendant l’ouverture de la Cité Internationale des Solidarités, dont la construction commencera en Novembre 2008, et qui accueillera des ONG désireuses de s’installer près de Genève. Nous allons nous impliquer dans divers évènements dans l’agglomération d’Annemasse, notamment pour la Quinzaine du commerce équitable en Mai 2009, en partenariat avec l’association ATB. (www.atb-france.org )
Natalia Dejean,
originaire de Moldavie et ancienne boursière de l’Ecole Normale Supérieure, est
notre première employée. Elle a débuté le 1er Septembre comme
Développeuse et Coordinatrice de projets, et travaillera en priorité sur le
projet nesting (www.projetnesting.fr
), et sur la Quinzaine.
15 octobre 2008
Agriculture
Agriculture
Il y a douze ans, le réseau Notre Terre a lancé un projet de production de pain durable et locale dans le village allemand de Fürstenfeldbruck, en Bavière. Le pain vendu était fabriqué à partir de farine biologique, cultivée par des agriculteurs locaux. Le grain était moulu par un meunier local et le pain cuit dans une boulangerie locale. Pendant la production, aucun produit chimique artificiel n’était utilisé. Aujourd’hui, douze ans après le lancement de ce projet, plus d’une centaine de produits sont vendus sous la marque Notre Terre en Bavière.
Notre Terre est le résultat d’une coopération fructueuse entre 200 acteurs organisés en réseau: agriculteurs, boulangers, bouchers, supermarchés, églises et organisations citoyennes. Ensemble, ils proposent des produits biologiques locaux, et agissent en faveur d’un développement rural durable dans la région. Le réseau a commencé avec la production et la vente d’un seul pain dans un seul village – il encourage à présent la biodiversité, l’agriculture biologique et l’économie locale à travers toute la région.
Dans cette région, les zones rurales sont menacées par la mondialisation et l’industrialisation de la production alimentaire. La qualité des sols diminue à cause de l’intensification de l’agriculture, les paysages sont remodelés, et beaucoup de gens partent dans les villes car ils ne trouvent pas de travail convenable à la campagne. Des initiatives comme le réseau Notre Terre visent à endiguer ces tendances négatives. Elles promeuvent une attitude respectueuse de l’environnement, encouragent la biodiversité et la cohésion sociale dans les zones rurales, et créent des emplois.
WECF agit pour améliorer la qualité de vie en zone rurale – à la fois en Europe, dans le Caucase et en Asie Centrale. Pour cela, WECF prend contact avec des réseaux comme Notre Terre et propage des idées innovantes sur le développement rural, l’agriculture durable et la biodiversité dans son propre réseau. WECF s’appuie sur des sessions de formation, des visites et des publications pour transférer les savoirs et les expériences entre les différentes organisations partenaires.
Pour en savoir plus allez sur le site de WECF en anglais.
Eau et Assainissement
« Avant qu’Alina ne teste notre eau, nous pensions qu’elle était saine. Saine pour cuisiner, saine à boire… Elle avait l’air propre et avait bon goût. Nous pensions n’avoir aucune raison de nous inquiéter. » Les habitants de Garla Mare, un village du sud de la
Roumanie, tirent leur eau des puits publics. Le gouvernement local est chargé de tester la qualité de l’eau dans ces puits. Toutefois, à cause d’un manque de ressources financières, les puits n’ont pas été inspectés ces dernières années, et n’ont pas non plus été désinfectés. En collaboration avec WECF, des associations locales Medium & Sanitas et FVC, ont testé l’eau des puits de Garla Mare. Les résultats des tests ont été surprenants : la quasi-totalité des échantillons d’eau contenaient de fortes concentrations en nitrates, bactéries et pesticides. Les gens qui boivent cette eau risquent des infections bactériennes et divers problèmes de santé. Les enfants sont particulièrement vulnérables à ces risques.
La plupart des populations rurales d’Europe de l’Est, du Caucase et de l’Asie Centrale n’ont pas accès à une eau potable sûre. Le manque d’hygiène et un assainissement défectueux sont les principales causes de ce problème. Les latrines installées dans les jardins des habitants polluent les nappes phréatiques : les eaux usées contaminent l’eau de consommation.
Les gouvernements des pays où ces problèmes surviennent prêtent souvent peu d’attention au sujet de l’eau et de l’assainissement. En outre, les gens qui s’en inquiètent sont rarement conscients de l’importance de l’hygiène et des risques qu’une eau de consommation polluée représente pour la santé.
WECF travaille pour garantir l’accès de tous à une eau potable saine et à des installations sanitaires convenables.
En lançant des projets dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, WECF et ses partenaires locaux ont pu attirer l’attention sur les risques liés à la pollution de l’eau de consommation. Les associations locales permettent aux gens de tester leur propre eau de consommation, et leur font connaître leurs droits à une eau potable saine.
WECF utilise en priorité la prévention pour améliorer la qualité de l’eau. WECF se bat contre les décharges de déchets ménagers, de déchets animaliers et de pesticides, et propose des méthodes d’agriculture biologique pour que les pesticides ne polluent pas l’eau potable. WECF installe aussi des toilettes écologiques avec des conteneurs étanches pour endiguer les fuites de bactéries fécales contaminant les eaux du sol.
Si les résultats de ces méthodes préventives ne sont pas suffisants pour garantir une eau potable saine, WECF coopère avec des experts, la population locale, les universités et les gouvernements pour mettre en place des solutions durables et abordables. Un exemple de solution envisageable peut être la désinfection des puits existants, et la construction de nouveaux puits.
pourr en savoir plus visitez le site de WECF en anglais.





